Gilles Archambault

De manière systématique, je lis tous les livres de Gilles Archambault; comme je suis abonné à plusieurs bibliothèques, il m’est possible de les emprunter en version électronique dès leur parution.

J’ai beaucoup aimé son plus récent ouvrage intitulé «Puis je serai seul», comme j’ai aimé les précédents. C’est un recueil de courts récits et nouvelles. J’ai une préférence pour les récits, mais les nouvelles traitent des mêmes thèmes en prêtant vie cette fois à des personnages. Grands vecteurs de son œuvre récente: la vieillesse vue comme une fatalité (il a 93 ans), la solitude (il sort peu et reçoit peu de visite), la mort toute proche, l’écriture et la lecture. Ce n’est pas jojo, parfois redondant, mais néanmoins intéressant et prétexte à la réflexion sur le sens de la vie. Il ne croit pas à la portée de son œuvre: est-il sincère ou faussement modeste? Je le crois néanmoins sincère sur ce point.
Comme lui je suis un amoureux du quartier Montparnasse de Paris et de son cimetière, et comme lui aussi ce cimetière est celui que j’ai le plus visité dans ma vie, même plus que celui où reposent mes parents. Je ne manque pas d’y saluer chaque fois la mémoire de Simone de Beauvoir et de Jean-Paul Sartre (photo). Comme lui, j’aime également les aphorismes d’Emil Cioran, mais j’ai appris récemment que c’était un pote de Gabriel Matzneff, l’écrivain pédophile que Denise Bombardier avait confronté à l’émission «Apostrophes» du 2 mars 1990 (voir le lien dans les commentaires). De manière générale, je trouvais la Denise hautaine et prétentieuse, à plat ventre devant Quebecor au terme de sa carrière, mais cet événement me réconcilie avec elle, d’autant que cela a nui à sa carrière en France et au Québec.
«Peut-on dissocier l'oeuvre de l'auteur?»: j’ai à mon programme de lecture de cette année ce livre de Gisèle Sapiro, rééditée et augmentée en 2025. Je me sens parfois coupable d’aimer les écrits d'Emil Cioran et de Louis-Ferdinand Céline (collabo et antisémite).

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