Jason King

Une de mes émissions préférées au début des années 1970 était "Jason King". Le synopsis: "Cette série met en scène les aventures de Jason King, ancien agent d'Interpol, auteur à succès de romans policiers et infatigable playboy menant grand train de vie" (Wikipédia). Lors de l'arrêt de la diffusion des émissions (il n'y avait que 26 épisodes), j'avais écrit à Radio-Canada pour m'en plaindre.

Si j'étais une personnalité connue et que j'étais invité à la défunte émission "Première fois", Véronique Cloutier sortirait de sa petite boîte cette lettre. Elle dirait: "As-tu déjà écrit à Radio-Canada pour te plaindre de l'arrêt de la diffusion de la série Jason King? (Véro et moi on se tutoie, car dans cette vie, je lui ai donné un coup de pouce au début sa carrière à Musique Plus). Et moi je dirais: "Oh non! Vous n'avez pas retrouver la lettre? Quels bons recherchistes vous avez!" Pis là, la lettre serait projetée en arrière plan et dans l'auditoire, on interrogerait un ami d'enfance que je n'ai pas vu depuis 50 ans et qui confirmerait que j'aimais en effet Jason King et que, comme lui, je rêvais de déjeuner avec du champagne et des fraises. Mais moi, je ne me souviendrais même pas de l'existence de cet ami d'enfance, mais lui se souviendrait de moi pour m'avoir vu à la télé (dans cette vie, je suis une personnalité publique qui a lancé la carrière de Véronique Cloutier). On se ferait toutefois la promesse de se parler après l'émission, cet ami d'enfance et moi (mais ce ne serait pas possible puisque l'auditoire est invité à quitter le plateau manu militari dès la fin du générique).
Cela dit, Jason King est l'archétype du macho méprisant et prétentieux. Il n'est même pas beau et il s'habille comme Austin Powers (il a néanmoins la belle voix de Léo Ilial, qui lui était un vrai beau). Jason King est un épais de la première espèce, un être suffisant, un goujat et un butor, il suffit de visionner un épisode de la série (certains sont disponibles sur Internet) pour s'en rendre compte. Estie que je n'avais pas de goût quand j'avais 14 ans...

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