Se tenir debout! de françoise David
J'ai bien connu Françoise David lors de sa tournée d'Option citoyenne en 2004 puis ensuite, lors des travaux menant à la fusion de l'Union des forces progressistes (pour qui j'étais candidat en 2003) et d'Option citoyenne afin de former Québec solidaire. Dans une perspective d'hébergement militant (comme on disait), elle était venue souper puis coucher à la maison. Je me souviens qu'elle s'était grandement intéressée à nos quatre jeunes enfants, leur posant des questions sur leurs amis et leurs intérêts.
Son pamphlet politique de moins de 100 pages souligne les valeurs et les enjeux pour lesquels elle milite depuis plusieurs décennies. On y apprend peu de choses nouvelles, mais ce rappel, à l'aube d'une année électorale, s'avère utile. Nul doute: elle s'inscrit du bon côté de l'histoire! Elle n'appelle pas directement au vote pour Québec solidaire, mais cela est implicite dans sa démonstration. Elle se définit comme une idéaliste lucide, selon le terme défini par Edgar Morin.
La recherche du bien commun est le vecteur de sa pensée et de son action. "C'est quoi le bien commun? Dit simplement, c'est se donner l'objectif d'assurer un bien-être à toute une population. Comment? En s'entraidant de toutes les façons possibles." (p. 29)
Sur la laïcité: "En résumé, oui, bien sûr, à la laïcité de l'État québécois et de ses institutions. Mais attention de ne pas tomber dans une méfiance irraisonnée à l'endroit de celles et ceux qui ont des croyances religieuses." (p. 73) "Mais qui suis-je pour croire qu'une femme à qui on interdit de porter un voile au travail va en tirer un bénéfice pour sa propre émancipation?" (p. 72)
Sur la question nationale: "J'entends bien les réticences de plusieurs qui éprouvent un malaise profond quant à la manière dont un certain discours souverainiste se déploie aujourd'hui, versant dans les considérations identitaires et le rejet de la différence. Mais je rappelle qu'on peut imaginer plusieurs façons d'être dans le même camp, avec des voix diverses. Un camp du Oui avec plusieurs autobus. Un camp du Oui comme une courtepointe." (p. 75)
Commentaires